__Je choisis d’en parler car j’ai été publiquement mis en cause par Monsieur le Président Roland Canayer, le 22 décembre dernier, comme étant responsable du fiasco historique de ce dossier.
Ben NON, je ne suis aucunement responsable de rien dans cette délirante histoire.__
Je connais bien le dossier depuis une quarantaine d’années, car cette déviation fait partie des « Monstres du Loch’Ness » locaux. Arriver tant de fois à se faire retoquer au Tribunal Administratif sur des projets de déviation mal ficelés… Faut le faire !
Comme tout le monde, j’en subis les conséquences.
Historiquement c’est une querelle de Politiques locaux : « La branche principale ira-t-elle au Vigan ou à Valleraugue ? »
Actuellement, c’est la jonction entre l’A75, Montpellier et Nîmes, via Le Vigan et Ganges, qui est en jeu.
Voilà un « Y » routier qui ne semble jamais avoir véritablement inspiré les aménageurs. Même dans ses parties simples et « roulantes », on s’acharne à rajouter des ronds-points, des traversées de villages nouveaux… Une véritable thrombose circulatoire. Et ce, quel que soit le Département. La montagne est plus difficile à aménager que la plaine, soit. Il reste trois points difficilement aménageables dans l’arrière vallée du Vigan : Le Rey, le groupe des traversées de villages Arre-Bez-Cavaillac, le tunnel d’Alzon et son village. Nous ne pourrons jamais avoir une autoroute, mais une belle circulante me suffirait.
Pour la traversée du Rey, après avoir passé beaucoup de temps sur les plans de l’enquête publique, j’en avais conclu que les travaux pharaoniques, prônés par le Conseil Général et un bureau d’études lointain connaissant mal le terrain, ne résoudraient pas le problème et qu’il fallait mieux écouter les habitants riverains qui, eux vivant sur place, ont bien souvent des idées bien plus réalistes (je suis adepte de la démocratie directe). Les travaux sont colossaux c’est certain, mais en partant d’un aménagement conséquent de l’existant avec tranchée, pont et tunnel, il est parfaitement possible de satisfaire tout le monde.
Une fois de plus si l’on avait fait un schéma d’aménagement du territoire à 20 ans, il aurait été possible d’acquérir le foncier en permettant, non seulement de restructurer l’existant, mais d’éviter des croissances incontrôlées du bâti, qui font que d’autres traversées deviennent aberrantes : Moulès et Baucels, rocade de Ganges, Saint Bauzille de Putois, (branche impossible d’Agonès)…