La première difficulté en zone rurale, c'est avant même de se faire "entendre"
(retenir l'attention), c'est celle de pouvoir diffuser autour de soi sa propre
interrogation, sa propre réflexion, sa propre opinion, afin de les faire
partager et d'initier ainsi un dialogue, une discussion.
Dans mon cas, le paradoxe étonnant est que ce qui me paraît être le média de
plus adéquat à un dialogue franc et fructueux en Pays Viganais est justement
celui qui fonctionne le moins bien : "l'internet". Ce moyen de communication
est d'une grande simplicité et permet un échange quasi instantané… sous réserve
que les inter-locuteurs soient connectés à cette technique qui a tant de
difficulté à se diffuser dans nos campagnes.
Mais je connais aussi la remarquable capacité des Cévenoles à trouver des
solutions imaginatives en moment de disette. Et je compte bien sur le bouche à
oreille, les échanges de voisinage, la soif de connaissances et le goût de la
discussion.
Donc c'est par internet interposé que je me trouve dans l'obligation de
dialoguer avec vous, pensant que même si par carence des entrepreneurs et
incompréhension des élus ce moyen reste insuffisamment développé, il reste plus
efficace que les journaux, les tracts et les lettres ouvertes, dont la
diffusion locale est tout aussi difficile et les coûts de revients bien
supérieurs.
lundi 29 décembre 2008
De la difficulté de communiquer.
Par Patrick Darlot le lundi 29 décembre 2008, 22:00 - de la difficulté de communiquer
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