@citoyenpatrickdarlot.fr

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lundi 2 mars 2009

Petit cours d’autodéfense intellectuel de Normand Baillargeon

Cette dernière semaine a été bien employée à préparer des demandes de subventions, bien que les élus de la « couche supérieure » nous annoncent qu’il faudra faire sans, ou tout comme. Nous verrons bien. Mieux vaut travailler sur le futur du village, continuer les projets, se préparer à démarrer les chantiers et écrire une lettre à un Ami pour expliquer pourquoi je suis pour les éoliennes dans le Pays Viganais.

En attendant je vous conseille un joli livre écrit par un de nos Amis Québécois Normand Baillargeon : « Petit cours d’autodéfense intellectuel », Lux éditeur ISBN 978-2-89596-044-7 J’en avais conseillé la lecture à notre Cher Président de la Communauté de Communes, faute d’avoir des indemnités de fonction suffisantes pour le lui offrir.

Ce qui me plaît beaucoup c’est le chapitre I.2 (page 52) sur « L’art de la fourberie mentale et de la manipulation : quelques paralogismes courants ». C’est là que je vois que mon cerveau reptilien ne marche pas très bien, et que je n’ai pas la capacité de répartie nécessaire. Mon cerveau cortical est bien trop rationnel… signe de décadence peut-être…

Paralogisme : n.m. (1380 ; gr. paralogismos). Didact. Faux raisonnement fait de bonne foi (opposé à sophisme). V.Erreur. (Le Petit Robert 1978)

Paralogismes formels : l’inconsistance, affirmation du conséquent, négation de l’antécédent.

Paralogismes informels : le faux dilemme, la généralisation hâtive, le hareng fumé, l’argumentum ad hominem, l’appel à l’autorité, la pétition de principe, Post hoc ergo procter hoc, ad populum.

Paralogisme de composition et paralogisme de division : appel à l’ignorance, la pente glissante, l’écran de fumée, l’homme de paille, l’appel à la pitié, l’appel à la peur, la fausse analogie, la suppression de données pertinentes.

mardi 10 février 2009

À propos de ce blog 2

Lors de discussions extrêmement intéressantes avec pas mal d’amis, de connaissances, de collègues, et même d’opposants… certains ont reproché à mon blog son « aridité » et à mes textes leurs longueurs et leurs goûts du détail. Je ne suis pas là pour faire polémique, mais au grès de mes errances, de mon « butinage » et de mes découvertes, je tiens à partager ce qui me fait réflexion et/ou qui me pose problème. J’espère que ce sera en bilan final plus de sourire que de cri de colère, mais surtout que ce sera là possibilité d’échanges fructueux, que ce soit à travers le blog ou lors de discussions. Ces petits textes ne sont pas figés, beaucoup sont et seront des questions ou des demandes d’informations, qui demandent réponse. Il est certain que comme moi, il faut aimer lire et ne pas craindre d’apprendre à se remettre en cause. Donc je m’excuse d’avance auprès de ceux qui trouvent mes propos « ennuyeux ». Ils ne le sont pas pour moi. C’est un TRAVAIL qui me fait comprendre un peu mieux le monde qui nous entoure. Il se fera à mon rythme et suivant mes goûts.

dimanche 1 février 2009

Lettre ouverte à Monsieur le Sous Préfet du Vigan

À la suite de la parution de la lettre publique, envoyée début décembre 2008, à Monsieur Roland Canayer, Président de la Communauté des communes, Monsieur le Sous Préfet du Vigan m'a envoyé une lettre. Ce qui prouve qu'il est très attentif à ce qu'il se passe dans notre belle région. Son point de vue était celui d'un fonctionnaire de l'État soucieux que tout se passe bien.

Mais des notes manuscrites rajoutées dénaturaient fortement le propos. De plus lors de la présentation de l'Audit de la Communauté de Communes, Monsieur le Sous Préfet s'est permis de dire publiquement, tout le mal qu'il pensait, de pouvoir écrire des lettres ouvertes, me mettant par sous entendus, publiquement en cause, sans me laisser loisir de répondre.

Je me suis donc permis de lui écrire la semaine dernière une lettre ouverte dans laquelle je reprends le dialogue avec lui en lui proposant des pistes de réflexions propices à "rouvrir un débat serein".

Je l'ai prévenu qu'elle serait publiée intégralement sur mon blog et donc vous pouvez si vous le désirez la télécharger (pdf) en cliquant tout simplement sur "une annexe".

Je suis toujours disponible pour en discuter.

lundi 29 décembre 2008

Un blog pourquoi faire ?

" Le monde moderne est un monde de communications !" Cela reste à prouver.

Si je suis libre de m'informer encore faut-il que j'aie des sources et que je puisse en contrôler la véracité. Le plus simple est de recouper mes données, encore m'en faut-il beaucoup. Livres, revues, journaux sont des sources généralistes et il m'est parfois plus simple de connaître ce qui se passe au loin que dans ma région.

Je suis à peu près au courant de l'intime qui m'entoure, et de la vie du Monde. Mais qu'en est-il de mon voisinage, des instances qui structure ma vie quotidienne ? Sorti de mon quartier et de mon village, que sais-je du "premier cercle". Très peu !

Pire, ce que j'apprends par bribes, je ne peux le confronter aux avis, aux opinions des autres. Tout autant que l'information m'est nécessaire, la discuter avec mes voisins m'est indispensable. Je vais ainsi petit à petit me constituer une opinion puis conforter mon point de vue qui va enfin me permettre de donner mon avis qui par le jeu de la démocratie va influer sur les décisions de ceux auxquels nous avons délégué l'exécutif de notre quotidien.

Pour moi ce blog va servir à cela, dialoguer sur des sujets concrets avec mes Concitoyens pour fortifier mon avis et faire passer mes idées, pour le bien de la Démocratie.

De la difficulté de communiquer.

La première difficulté en zone rurale, c'est avant même de se faire "entendre" (retenir l'attention), c'est celle de pouvoir diffuser autour de soi sa propre interrogation, sa propre réflexion, sa propre opinion, afin de les faire partager et d'initier ainsi un dialogue, une discussion.

Dans mon cas, le paradoxe étonnant est que ce qui me paraît être le média de plus adéquat à un dialogue franc et fructueux en Pays Viganais est justement celui qui fonctionne le moins bien : "l'internet". Ce moyen de communication est d'une grande simplicité et permet un échange quasi instantané… sous réserve que les inter-locuteurs soient connectés à cette technique qui a tant de difficulté à se diffuser dans nos campagnes.

Mais je connais aussi la remarquable capacité des Cévenoles à trouver des solutions imaginatives en moment de disette. Et je compte bien sur le bouche à oreille, les échanges de voisinage, la soif de connaissances et le goût de la discussion.

Donc c'est par internet interposé que je me trouve dans l'obligation de dialoguer avec vous, pensant que même si par carence des entrepreneurs et incompréhension des élus ce moyen reste insuffisamment développé, il reste plus efficace que les journaux, les tracts et les lettres ouvertes, dont la diffusion locale est tout aussi difficile et les coûts de revients bien supérieurs.