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Tag - Pays Viganais

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mardi 10 février 2009

Des gravats par tonnes.

Une excellente initiative, qui tarde à se concrétiser, de la Communauté de Communes du Pays Viganais est le stockage ultime des gravats de la dite Communauté à l’intérieur de son périmètre. Non seulement cela économisera les charges et la pollution « d’externaliser » nos déchets, mais cela me paraît aussi du registre de la décence de conserver chez soi nos restes. Charge à nous à les diminuer, à les recycler, afin de pas nous laisser envahir par les éléments inutiles. Les gravats (supposés inerte) des travaux publics posent souvent des difficultés d’évacuation des chantiers et « enrichissent » bien des dépôts sauvages. Pour les entrepreneurs en maçonnerie c’est un réel problème, les déchetteries n’étant pas adaptées à leur collecte si elles-mêmes ne possèdent pas de dépôt ultime. Ce problème maintes fois discuté en Communauté de Communes semblait avoir une solution. Mais les dernières décisions prisent en Conseil de Communauté le 4 février dernier me posent plein d’interrogations. Ce petit mot est pour faire un appel à informations…

Finalement j’avais compris que la solution trouvée s’adressait aux particuliers et aux petites entreprises et que les grosses devaient se débrouiller de leur côté. Il est dommage aussi qu’aucun accord n’ait pu se faire avec une carrière pour recycler (par concassage) une grande partie de ces matériaux qui ont fait traditionnellement le bonheur des chemins creux pour les rendre fréquentables en hiver.

Je croyais le projet de Montdardier bien avancé et je découvre que tout y est approximatif. Une décision de 2006 n’est ratifiée par une convention avec l’ONF et le SYMTOMA qu’en juillet 2008, pour un terrain de 30 ares ou 50 ares suivant les textes ??? soit 3 000 m2 !! Donc le dernier Conseil de Communauté nous fait voter en complément un avenant sur un terrain de 8,5 ha soit 85 000 m2 sur la Commune de Saint Laurent le minier. Une « simple » erreur de localisation d’un terrain quasi 28 fois plus grand… Tout le monde peut se tromper…

Le SYMTOMA s’occupe de tout, certes, mais j’aimerai être au courant. Car la convention avec l’ONF ne me paraît pas très précise quand à la remise en état finale. Et ces terrains historiquement acquis à la Mine des Malines ont-ils un statut d’espace naturel ou celui de zone industrielle pour y poser des gravats ? Le PLU de Saint Laurent (ou autre schéma d’aménagement) a-t-il été modifié pour tenir compte de cet usage ?

Les camions de la déchetterie viendront du Vigan par Mondardier, et ceux de Ganges par Saint Laurent le minier… et à quel rythme, pour combien de temps ? Le site sera-t-il clos avec gardiennage pour éviter tous les abus ? Le SYMTOMA s’occupe de tout, certes, mais j’aimerai être au courant.

Que je sois entièrement d’accord sur la finalité du projet ne me retire pas mes interrogations sur la manière de mener celui-ci. Et pour avoir été Conseiller Municipal à Saint Laurent le minier lors de l’annonce de la fermeture de la mine, je sais la nécessité vitale de se poser les bonnes questions sur la réhabilitation du site au moment même de sa création. Dans 10 ans aucun d’entre nous ne sera responsable du gâchis annoncé.

Surtout ce vote me donne une fois de plus une impression d’amateurisme et/ou mise devant le fait accompli sans informations, même si le travail est bien fait par les techniciens du SYMTOMA. En fait je suis invité à voter sur un dossier plein de bonnes intentions mais auquel je ne comprends rien !

TRÈS DÉSAGRÉABLE. Suis-je responsable Docteur ?

Et quand je pense que je suis un Élu, je me demande quelle est l’information pour le citoyen lambda.

DORMEZ BONNES GENS, NOUS NOUS OCCUPONS DE TOUT.

Un petit peu d’information s’il vous plaît. Tiens il faut que j’en parle à Gervasoni, j’ai appris à cette occasion qu’il était Président du SYMTOMA, ce que ne savais pas. Ohlala je suis nul !

lundi 2 février 2009

À propos de la déviation du Rey à Pont d'Hérault

__Je choisis d’en parler car j’ai été publiquement mis en cause par Monsieur le Président Roland Canayer, le 22 décembre dernier, comme étant responsable du fiasco historique de ce dossier.

Ben NON, je ne suis aucunement responsable de rien dans cette délirante histoire.__

Je connais bien le dossier depuis une quarantaine d’années, car cette déviation fait partie des « Monstres du Loch’Ness » locaux. Arriver tant de fois à se faire retoquer au Tribunal Administratif sur des projets de déviation mal ficelés… Faut le faire !

Comme tout le monde, j’en subis les conséquences.

Historiquement c’est une querelle de Politiques locaux : « La branche principale ira-t-elle au Vigan ou à Valleraugue ? »

Actuellement, c’est la jonction entre l’A75, Montpellier et Nîmes, via Le Vigan et Ganges, qui est en jeu.

Voilà un « Y » routier qui ne semble jamais avoir véritablement inspiré les aménageurs. Même dans ses parties simples et « roulantes », on s’acharne à rajouter des ronds-points, des traversées de villages nouveaux… Une véritable thrombose circulatoire. Et ce, quel que soit le Département. La montagne est plus difficile à aménager que la plaine, soit. Il reste trois points difficilement aménageables dans l’arrière vallée du Vigan : Le Rey, le groupe des traversées de villages Arre-Bez-Cavaillac, le tunnel d’Alzon et son village. Nous ne pourrons jamais avoir une autoroute, mais une belle circulante me suffirait.

Pour la traversée du Rey, après avoir passé beaucoup de temps sur les plans de l’enquête publique, j’en avais conclu que les travaux pharaoniques, prônés par le Conseil Général et un bureau d’études lointain connaissant mal le terrain, ne résoudraient pas le problème et qu’il fallait mieux écouter les habitants riverains qui, eux vivant sur place, ont bien souvent des idées bien plus réalistes (je suis adepte de la démocratie directe). Les travaux sont colossaux c’est certain, mais en partant d’un aménagement conséquent de l’existant avec tranchée, pont et tunnel, il est parfaitement possible de satisfaire tout le monde.

Une fois de plus si l’on avait fait un schéma d’aménagement du territoire à 20 ans, il aurait été possible d’acquérir le foncier en permettant, non seulement de restructurer l’existant, mais d’éviter des croissances incontrôlées du bâti, qui font que d’autres traversées deviennent aberrantes : Moulès et Baucels, rocade de Ganges, Saint Bauzille de Putois, (branche impossible d’Agonès)…

À propos d’internet

Finalement, l’étude de faisabilité a été confiée à Altinet, et j’ai été déchargé et même éliminé de tout le dossier. Bien, j’en prends acte, cela va me redonner du temps à me consacrer à bien d’autres sujets. Mais je ne peux assister à d’aussi pitoyables travaux sans vous donner mon sentiment.

J'ai assisté deux fois à une présentation pathétique de généralités sur internet, sans aucune étude concrète sur le terrain. La Communauté de Communes vient de payer 20 000 € HT une étude qui n’est fait que d’idées générales, de copier-coller de documents connus des professionnels, d’études statistiques qui ne sont que des évaluations de possibilités, de « peut-être », de clients potentiels, à partir de recensements périmés de l’INSEE et de pourcentages fournis par des documents de France Télécoms sujets à caution. De carte faite par un logiciel connu de tous, permettant de joindre les sommets par relevés de niveau, mais qui ne peut tenir compte, ni de la végétation, ni des constructions. De possibilités, possibles, d’utiliser « peut-être », des antennes existantes (TDF, FT) qui justement appartenaient AVANT à la Communauté de Communes qui les a abandonnées au privé, et qui continue néanmoins à en payer l’entretien ! (À ce sujet, après m’être scandalisé de la décision, et voté CONTRE, j’avais proposé de faire un recours en tant que personne ayant intérêt à agir. Ce que ne peut plus faire la Communauté de Communes. Mais…)

Altinet (pardon devenue LUXINET) oriente bien entendu le choix de la Communauté de Communes vers une Délégation de Service Publique, en précisant bien qu’elle ne prend pas le risque de rédiger le cahier des charges, ne fait pas l’étude technique pour l’implantation, ni le maître d’œuvre. Avec un estimatif bidon, à la louche, de plus du double de l’évaluation que nous avions faite. Sans tenir compte des lois et règlements qui stipulent la nécessaire indépendance entre le bureau d’étude, l’installateur et l’exploitant. Et qui dit : Délégation de Service Publique, dit : pré-existance de l’installation…

Donc une étude inutilisable, comme celles faites précédemment.

Et une lourde responsabilité pour la Communauté de Communes, si elle se lance dans l’aventure juridique de la DSP… À moins de payer une autre étude, à faire faire par un autre cabinet ? Il est bien évident que la Communauté de Communes pense « instinctivement » à externaliser le service internet haut-débit, en rêvant tout haut de trouver un opérateur compréhensif… Bonne chance pour la DSP. Notre expérience personnelle nous fait pencher vers l’unique solution économiquement viable : la régie. Si l’on veut une couverture totale, évolutive, de la zone.

Qui vivra verra…

À ce sujet, le projet de délibération n° 5 proposé au vote lors du Conseil de Communauté du 4 février prochain est particulièrement mal écrit :

COUVERTURE HAUT DÉBIT DU TERRITOIRE DE LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU PAYS VIGANAIS : CONSTRUCTION D’UN RÉSEAU HERTZIEN MAILLE AVEC UNE DORSALE FH.

OBJET DE LA DÉLIBÉRATION : Solliciter les aides financières. Lancer une délégation de service public

Il est bien évident que ce texte en l'état est totalement attaquable au Tribunal Administratif car sans fondement juridique cohérent. Je confirme aussi que l'état de carence DOIT être justifié.

À propos des profondes mutations des structures politiques françaises

Nous sommes dans une époque de transition où, qu’on le veuille ou non, bien des manières de travailler et de gérer les collectivités vont être profondément modifiées. Les travaux du Comité pour la réforme des Collectivités Locales, présidé par Monsieur Balladur, commencent à être connus. Et, comme il est probable qu’il y aura un consensus politique à ce sujet, les modifications vont être profondes. Il ne s’agit pas pour autant de faire de l’attentisme, mais de prendre des décisions en souplesses de telle manière que les actions entreprises ces prochaines années puissent s’insérer dans le nouveau modèle politico-social.

J’ai toujours été partisan de réformes régulières afin d’adapter nos structures aux transformations normales du monde qui nous entoure directement. Il ne sert à rien de se crisper, de défiler, écharpe à la ceinture, de refuser tout changement. La modification de la composition sociologique du Pays Viganais comme la modernisation de l’État oblige à une refonte profonde de « l’interface » Administration-Citoyen.

Ce n’est pas pour cela que je suis partisan des méthodes à la hussarde de la part de l'État ! Mais si cela est ainsi, je tiens à rester maître de mes choix. Pour cela il est nécessaire d’avoir une très bonne connaissance du terrain et de son évolution afin d’anticiper les axes de transformation afin de PROPOSER des solutions et non de les subir.

Même si je suis en désaccord avec la réforme de la carte judiciaire proposée, une réforme de fond était nécessaire. Même si je suis sceptique sur l’efficacité de la manière de créer le « pôle emploi », une simplification était nécessaire. La nécessaire modernisation de la gestion des impôts et de la Trésorerie entraîne inéluctablement une refonte complète des services… Je pourrais rajouter qu’une mutation profonde de la Poste est inéluctable, comme des services de la Préfecture…

Mais ce n’est pas pour cela que j’aime être mis devant le fait accompli, surtout lorsqu’il n’y a aucune concertation avec les Élus. En parlant de CONCERTATION, je ne parle pas de vagues réunions pour faire « passer la pilule », ou d’arrangement avec quelques Politiques, mais de travailler ensemble, démocratiquement, avec une connaissance du terrain et pour la recherche de propositions acceptables par tous.

C’est justement le rôle principal que devrait jouer la Communauté de Communes, dans son action structurant le territoire. Nous en sommes loin, et les outils nécessaires n’existent pas.

C’est pour cela que je suis en désaccord lorsque l’État transmet des compétences sans concertation et sans restructurer les financements. De même lorsque, sous des couverts de bons sentiments, la Communauté des Communes accepte de s’endetter, sans penser au futur, pour mettre les services régaliens de l’État dans une « Maison des Services ». La chose est d’autant plus étrange que le même État, par un courrier (envoyé à l’identique à tous nos Politiques locaux – j’en ai reçu trois copies !) de Madame la Ministre de l’Intérieur, ne cache pas que le Sous-Préfet en résidence au Vigan va disparaître. Je sais bien que l’État a besoin de rester au Vigan. Je ne peux que me féliciter du remarquable travail des services de la Préfecture, de la Trésorerie et de la Perception. Certes, pour certains, La Présence du Sous-Préfet est un honneur, mais il nous sera toujours loisir de le rencontrer à Nîmes ou de l’inviter en vacances. Par conséquent une grande partie du bâtiment de la Sous-Préfecture va se libérer. Il y a là matière à réinstaller les Services de l’État. (À négocier cela avec le Département, propriétaire des murs.) La Communauté des Communes du Pays Viganais n’a aucune vocation à s’ériger investisseur dans l’immobilier de rapport. C’est là une activité lucrative que notre société réserve aux entreprises et aux particuliers.

Extrait de la lettre ouverte au Sous Préfet du Vigan.

dimanche 1 février 2009

Lettre ouverte à Monsieur le Sous Préfet du Vigan

À la suite de la parution de la lettre publique, envoyée début décembre 2008, à Monsieur Roland Canayer, Président de la Communauté des communes, Monsieur le Sous Préfet du Vigan m'a envoyé une lettre. Ce qui prouve qu'il est très attentif à ce qu'il se passe dans notre belle région. Son point de vue était celui d'un fonctionnaire de l'État soucieux que tout se passe bien.

Mais des notes manuscrites rajoutées dénaturaient fortement le propos. De plus lors de la présentation de l'Audit de la Communauté de Communes, Monsieur le Sous Préfet s'est permis de dire publiquement, tout le mal qu'il pensait, de pouvoir écrire des lettres ouvertes, me mettant par sous entendus, publiquement en cause, sans me laisser loisir de répondre.

Je me suis donc permis de lui écrire la semaine dernière une lettre ouverte dans laquelle je reprends le dialogue avec lui en lui proposant des pistes de réflexions propices à "rouvrir un débat serein".

Je l'ai prévenu qu'elle serait publiée intégralement sur mon blog et donc vous pouvez si vous le désirez la télécharger (pdf) en cliquant tout simplement sur "une annexe".

Je suis toujours disponible pour en discuter.

jeudi 8 janvier 2009

Lettre ouverte 2 à Monsieur le Président de la Communauté de Communes du Pays Viganais

À la suite de la parution de la lettre publique, envoyée début décembre 2008, à Monsieur Roland Canayer, Président de la Communauté des communes, de nombreuses personnes, n'ayant pas pu lire le texte, me l'ont demandé. En effet cette lettre a été envoyée principalement aux délégués de la Communauté des Communes et à quelques autres personnes. Je tiens à préciser que cette lettre qui est évidemment polémique n'est pas une attaque envers une personne, mais envers une méthode de gestion.

Vous en trouverez le texte complet, téléchargeable en pdf en cliquant tout simplement sur "une annexe".

Je reste prêt à en débattre.

mardi 6 janvier 2009

Plateforme Véhicules Historiques

Nous voici dans l'étude des projets de délibérations du Conseil de communauté pour le 7 janvier (demain). Elles reprennent celle de la séance du 22 décembre qui a avorté… Enfin presque toutes.

Il y en a une qui me retient l'attention - la Plateforme Véhicules Historiques - justement parce qu’elle me parait équilibrer les rôles des collectivités publiques et des investisseurs et acteurs privés. Un projet de personnes ayant le goût de l'entreprise soutenu par la collectivité… et avec une étude en amont directement fait par les aventuriers accompagnés par la Communauté des Communes. Un projet qui peut aboutir car les acteurs réfléchissent à l'articulation juridique entre public et privé. Cela me paraît une bonne idée qui peut devenir excellente si l'on n’en profite pas pour privatiser les bénéfices et socialiser les pertes.

Ici le projet vient du privé ce qui fait que celui-ci est directement associé à la conception. Bien des projets morts-nés du Pays Viganais ont coûté des fortunes en études, comme Peyraube ou la création de plans d'eau… sans jamais aboutir, tout simplement parce qu'il n'y avait pas le désir dès la conception d'un opérateur ou d'un gérant totalement impliqué et moralement et financièrement.

Bravo, et que ce nouvel esprit d'étude nous apporte des solutions concrètes.

dimanche 4 janvier 2009

Lecture de l'Audit

Cela fait plusieurs jours que je lis l'audit de la Communauté des Communes, que j'ai finalement reçu par la poste. Ici je vois bien une fois de plus la différence entre une lecture papier et une lecture écran. Sur l'ordinateur la lecture est rapide mais difficile à mémoriser, rien ne vaut un texte papier pour "travailler" dessus.

La fin de la lecture détaillée est un grand découragement car c'est évident que choisir de nouvelles orientations demanderaient des débats longs et très engageants. Passionnants bien entendu, mais vu la difficulté des échanges actuels, j'ai bien peur qu'une fois de plus nous serons mis devant le fait accompli.

Cela mériterait plusieurs jours de travail en Commission spécialement crée à cet effet comme une sorte d'Assemblée Constituante.

Il y a quand même une réflexion de fond qui me paraît évidente :

En fait il n'y a pas de Communauté des Communes, mais une sorte de gros Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple. Un SIVOM complémentaire de celui du Vigan. Une confusion de services mal écrits et redondants, les restes de toutes ces disputes de pouvoirs politiques. Bien pratique pour gérer (dans de mauvaises conditions - j'y reviendrais) des services aux Communes.

En fait c'est très simple la vocation première de la Communauté des Communes est niée. La volonté du législateur, tant au niveau national par les lois de décentralisation, que lors de la fondation de la CDC était l'aménagement de l'espace communautaire. Il s'agissait avant tout de faire un Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) qui devait harmoniser les Plans locaux d'Urbanisme des différentes Communes, en le complétant d'un outil : le Service d'informations Géographiques (SIG) qui permettait de cibler puis d'organiser le développement commun et après de créer les services techniques nécessaires.

Mais une fois de plus pour ménager les petits intérêts locaux, et faute d'en avoir la capacité et de prendre le temps de discuter, les Élus ne se sont mis d'accord que sur une suite opportuniste de services qui déchargeaient une partie de leur travail (énorme) sur la Communauté des Communes. Ce qui a créé l'impasse actuelle où chacun reproche à la cantonade l'impuissance de l'ensemble. Rajoutez les rivalités de clans et l'ensemble sera parfait.

Je ne vois pas d'autre issue que de reprendre la fondation à ses débuts et de s'atteler à un SCOT. Mais là consternation je découvre en page 22, qu'il est sous-entendu que c'est la démarche de Pays qui doit aboutir à cela, puisque les deux autres points sont techniques. Je retrouve là la fâcheuse tendance des Élus à "externaliser" les problèmes au lieu de les prendre à bras-le-corps. Après cela c'est toujours facile de dire que c'est la faute à l'autre.

Mais par les temps qui courent dire qu'il faut commencer par réfléchir à l'aménagement du territoire à la manière d'un PLU géant en commençant par une connaissance de l'existant va faire sourire. Pourtant de par l'expérience que j'ai forgée toutes ces années de travail sur internet et son adaptation à la zone de montagne, je peux vous garantir que nous ne connaissons rien de là où nous vivons. J'avais découvert cela dans les années soixante-dix en Lorraine lors de ma thèse d'ingénieur qui était sur la reconversion du Bassin Lorrain, puis dans les années quatre-vingt lors de l'élaboration du POS de Saint Laurent le minier qui m'avait été confié, et je le redécouvre aujourd’hui avec la mise en route d'un PLU pour la Commune de Saint Bresson dont je suis actuellement le Maire.

Je me demande comment va se dérouler cette discussion mercredi… Une formalité sans fond ou un réel désir de travail de fond… mais pour cela il faudrait partager le pouvoir et désirer une Démocratie directe.

lundi 29 décembre 2008

De la difficulté de communiquer.

La première difficulté en zone rurale, c'est avant même de se faire "entendre" (retenir l'attention), c'est celle de pouvoir diffuser autour de soi sa propre interrogation, sa propre réflexion, sa propre opinion, afin de les faire partager et d'initier ainsi un dialogue, une discussion.

Dans mon cas, le paradoxe étonnant est que ce qui me paraît être le média de plus adéquat à un dialogue franc et fructueux en Pays Viganais est justement celui qui fonctionne le moins bien : "l'internet". Ce moyen de communication est d'une grande simplicité et permet un échange quasi instantané… sous réserve que les inter-locuteurs soient connectés à cette technique qui a tant de difficulté à se diffuser dans nos campagnes.

Mais je connais aussi la remarquable capacité des Cévenoles à trouver des solutions imaginatives en moment de disette. Et je compte bien sur le bouche à oreille, les échanges de voisinage, la soif de connaissances et le goût de la discussion.

Donc c'est par internet interposé que je me trouve dans l'obligation de dialoguer avec vous, pensant que même si par carence des entrepreneurs et incompréhension des élus ce moyen reste insuffisamment développé, il reste plus efficace que les journaux, les tracts et les lettres ouvertes, dont la diffusion locale est tout aussi difficile et les coûts de revients bien supérieurs.