@citoyenpatrickdarlot.fr

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lundi 2 février 2009

À propos de la déviation du Rey à Pont d'Hérault

__Je choisis d’en parler car j’ai été publiquement mis en cause par Monsieur le Président Roland Canayer, le 22 décembre dernier, comme étant responsable du fiasco historique de ce dossier.

Ben NON, je ne suis aucunement responsable de rien dans cette délirante histoire.__

Je connais bien le dossier depuis une quarantaine d’années, car cette déviation fait partie des « Monstres du Loch’Ness » locaux. Arriver tant de fois à se faire retoquer au Tribunal Administratif sur des projets de déviation mal ficelés… Faut le faire !

Comme tout le monde, j’en subis les conséquences.

Historiquement c’est une querelle de Politiques locaux : « La branche principale ira-t-elle au Vigan ou à Valleraugue ? »

Actuellement, c’est la jonction entre l’A75, Montpellier et Nîmes, via Le Vigan et Ganges, qui est en jeu.

Voilà un « Y » routier qui ne semble jamais avoir véritablement inspiré les aménageurs. Même dans ses parties simples et « roulantes », on s’acharne à rajouter des ronds-points, des traversées de villages nouveaux… Une véritable thrombose circulatoire. Et ce, quel que soit le Département. La montagne est plus difficile à aménager que la plaine, soit. Il reste trois points difficilement aménageables dans l’arrière vallée du Vigan : Le Rey, le groupe des traversées de villages Arre-Bez-Cavaillac, le tunnel d’Alzon et son village. Nous ne pourrons jamais avoir une autoroute, mais une belle circulante me suffirait.

Pour la traversée du Rey, après avoir passé beaucoup de temps sur les plans de l’enquête publique, j’en avais conclu que les travaux pharaoniques, prônés par le Conseil Général et un bureau d’études lointain connaissant mal le terrain, ne résoudraient pas le problème et qu’il fallait mieux écouter les habitants riverains qui, eux vivant sur place, ont bien souvent des idées bien plus réalistes (je suis adepte de la démocratie directe). Les travaux sont colossaux c’est certain, mais en partant d’un aménagement conséquent de l’existant avec tranchée, pont et tunnel, il est parfaitement possible de satisfaire tout le monde.

Une fois de plus si l’on avait fait un schéma d’aménagement du territoire à 20 ans, il aurait été possible d’acquérir le foncier en permettant, non seulement de restructurer l’existant, mais d’éviter des croissances incontrôlées du bâti, qui font que d’autres traversées deviennent aberrantes : Moulès et Baucels, rocade de Ganges, Saint Bauzille de Putois, (branche impossible d’Agonès)…

dimanche 4 janvier 2009

Lecture de l'Audit

Cela fait plusieurs jours que je lis l'audit de la Communauté des Communes, que j'ai finalement reçu par la poste. Ici je vois bien une fois de plus la différence entre une lecture papier et une lecture écran. Sur l'ordinateur la lecture est rapide mais difficile à mémoriser, rien ne vaut un texte papier pour "travailler" dessus.

La fin de la lecture détaillée est un grand découragement car c'est évident que choisir de nouvelles orientations demanderaient des débats longs et très engageants. Passionnants bien entendu, mais vu la difficulté des échanges actuels, j'ai bien peur qu'une fois de plus nous serons mis devant le fait accompli.

Cela mériterait plusieurs jours de travail en Commission spécialement crée à cet effet comme une sorte d'Assemblée Constituante.

Il y a quand même une réflexion de fond qui me paraît évidente :

En fait il n'y a pas de Communauté des Communes, mais une sorte de gros Syndicat Intercommunal à Vocation Multiple. Un SIVOM complémentaire de celui du Vigan. Une confusion de services mal écrits et redondants, les restes de toutes ces disputes de pouvoirs politiques. Bien pratique pour gérer (dans de mauvaises conditions - j'y reviendrais) des services aux Communes.

En fait c'est très simple la vocation première de la Communauté des Communes est niée. La volonté du législateur, tant au niveau national par les lois de décentralisation, que lors de la fondation de la CDC était l'aménagement de l'espace communautaire. Il s'agissait avant tout de faire un Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) qui devait harmoniser les Plans locaux d'Urbanisme des différentes Communes, en le complétant d'un outil : le Service d'informations Géographiques (SIG) qui permettait de cibler puis d'organiser le développement commun et après de créer les services techniques nécessaires.

Mais une fois de plus pour ménager les petits intérêts locaux, et faute d'en avoir la capacité et de prendre le temps de discuter, les Élus ne se sont mis d'accord que sur une suite opportuniste de services qui déchargeaient une partie de leur travail (énorme) sur la Communauté des Communes. Ce qui a créé l'impasse actuelle où chacun reproche à la cantonade l'impuissance de l'ensemble. Rajoutez les rivalités de clans et l'ensemble sera parfait.

Je ne vois pas d'autre issue que de reprendre la fondation à ses débuts et de s'atteler à un SCOT. Mais là consternation je découvre en page 22, qu'il est sous-entendu que c'est la démarche de Pays qui doit aboutir à cela, puisque les deux autres points sont techniques. Je retrouve là la fâcheuse tendance des Élus à "externaliser" les problèmes au lieu de les prendre à bras-le-corps. Après cela c'est toujours facile de dire que c'est la faute à l'autre.

Mais par les temps qui courent dire qu'il faut commencer par réfléchir à l'aménagement du territoire à la manière d'un PLU géant en commençant par une connaissance de l'existant va faire sourire. Pourtant de par l'expérience que j'ai forgée toutes ces années de travail sur internet et son adaptation à la zone de montagne, je peux vous garantir que nous ne connaissons rien de là où nous vivons. J'avais découvert cela dans les années soixante-dix en Lorraine lors de ma thèse d'ingénieur qui était sur la reconversion du Bassin Lorrain, puis dans les années quatre-vingt lors de l'élaboration du POS de Saint Laurent le minier qui m'avait été confié, et je le redécouvre aujourd’hui avec la mise en route d'un PLU pour la Commune de Saint Bresson dont je suis actuellement le Maire.

Je me demande comment va se dérouler cette discussion mercredi… Une formalité sans fond ou un réel désir de travail de fond… mais pour cela il faudrait partager le pouvoir et désirer une Démocratie directe.