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Tag - manipulation

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lundi 2 mars 2009

Petit cours d’autodéfense intellectuel de Normand Baillargeon

Cette dernière semaine a été bien employée à préparer des demandes de subventions, bien que les élus de la « couche supérieure » nous annoncent qu’il faudra faire sans, ou tout comme. Nous verrons bien. Mieux vaut travailler sur le futur du village, continuer les projets, se préparer à démarrer les chantiers et écrire une lettre à un Ami pour expliquer pourquoi je suis pour les éoliennes dans le Pays Viganais.

En attendant je vous conseille un joli livre écrit par un de nos Amis Québécois Normand Baillargeon : « Petit cours d’autodéfense intellectuel », Lux éditeur ISBN 978-2-89596-044-7 J’en avais conseillé la lecture à notre Cher Président de la Communauté de Communes, faute d’avoir des indemnités de fonction suffisantes pour le lui offrir.

Ce qui me plaît beaucoup c’est le chapitre I.2 (page 52) sur « L’art de la fourberie mentale et de la manipulation : quelques paralogismes courants ». C’est là que je vois que mon cerveau reptilien ne marche pas très bien, et que je n’ai pas la capacité de répartie nécessaire. Mon cerveau cortical est bien trop rationnel… signe de décadence peut-être…

Paralogisme : n.m. (1380 ; gr. paralogismos). Didact. Faux raisonnement fait de bonne foi (opposé à sophisme). V.Erreur. (Le Petit Robert 1978)

Paralogismes formels : l’inconsistance, affirmation du conséquent, négation de l’antécédent.

Paralogismes informels : le faux dilemme, la généralisation hâtive, le hareng fumé, l’argumentum ad hominem, l’appel à l’autorité, la pétition de principe, Post hoc ergo procter hoc, ad populum.

Paralogisme de composition et paralogisme de division : appel à l’ignorance, la pente glissante, l’écran de fumée, l’homme de paille, l’appel à la pitié, l’appel à la peur, la fausse analogie, la suppression de données pertinentes.

mardi 3 février 2009

Un livre à mettre entre toutes les mains "la propagande du quotidien"

Je vous propose un livre dont je me suis régalé, et comme le communiqué de presse le présente très bien, je lui laisse la parole :

Un livre fouillé, riche et très intéressant sur l'utilisation de la langue au service d'une idéologie. Il décrypte avec clarté la façon dont le sens de certains mots a dérivé pour signifier à présent quelque chose de tout à fait différent, ou tout simplement de quelle manière l'univers mental que ce mot convoque a changé, passant parfois d'un sens à son contraire. Ce livre pointe également certaines expressions qui rythment notre vie à travers les médias et qui permettent à l'idéologie néolibérale d'asseoir son emprise sur nos vies plus facilement. Le combat politique est une guerre, une guerre sans armes et sans morts, dans lequel les armes sont les mots. L'utilisation des mots justes est donc le début du combat ! Alors, lisez ce livre, et pensez à remplacer "charges sociales" par "cotisations sociales" ou "partenaires sociaux" par "patronat et syndicats"! Cela paraît tout bête et inutile, mais c'est par là que tout commence ! Pour regagner la confiance du peuple, il faut d'abord gagner la bataille culturelle.

De modernité à gouvernance en passant par transparence, réforme, crise, croissance ou diversité : la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les « 20 heures » des grandes chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s’installe : plus elle est parlée, et plus ce qu’elle promeut se produit dans la réalité. Créée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l’une des armes les plus efficaces du maintien de l’ordre.

Ce livre décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d’essorer les mots jusqu’à ce qu’ils en perdent leur sens, son exploitation des « valeurs universelles » et de la « lutte antiterroriste ». Désormais, il n’y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d’exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C’est ainsi que la LQR substitue aux mots de l’émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.

LQR - la propagande du quotidien Éric Hazan Éditions Raisons d'agir 6 € ISBN : 978 2912 107299 (pour aider votre libraire… en vente au Pouzadou)